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. … Alleyn laissa Fox en compagnie de son journal et gravit l’escalier quatre à quatre jusqu’à l’atelier de sa mère. C’était une pièce spacieuse et ensoleillée, emplie de ce que Lady Alleyn appelait son assurance contre la vieillesse. Un énorme métier à tisser trônait au milieu. Près de la fenêtre, il y avait un banc pour la reliure. L’un des murs était orné d’une charmante tapisserie, exécutée par Lady Alleyn dans un accès d’enthousiasme pour la broderie ; et sur l’autre, il y avait une châsse en chêne fabriquée alors qu’elle s’adonnait avec passion à la sculpture sur bois. Elle avait tissé les tapis et les rideaux, et brodé au petit point les dossiers des chaises, le tout d’une façon extrêmement et étonnamment habile.

A cet instant précis, elle était assise devant son métier en train de trier des laines de couleur, la mine solennelle. Tunbridge Tessa, le berger allemand, était couchée à ses pieds…

(page 254, Ngaio Marsh " un vrai crime d’artiste ". 10-18 n° 2636)... une bonne petite philosophie!...

Ngaio, prénom maori, signifie " lumière dans les arbres ".

 

… N’en allait-il pas un peu de même à  ?

Mrs Crumpet,  bien calée dans son moelleux fauteuil à oreilles, une tasse de thé posée sur l’ accoudoir, savourait un de ces instants précieux, de ceux qu’elle avait coutume d’appeler ses " petits bonheurs ". Une fois encore, elle s’abandonnait à sa passion : broder à points comptés, lorsque la toile blanche se colorait peu à peu sous ses doigts et que l’entrelacs des fils faisait naître un motif original.
Tout était calme alentour, les étoiles clignotaient au firmament  et Pilou,  l’ourson qui accompagnait désormais sa vie, était assis à la fenêtre, un endroit qu’il appréciait par dessus tout. De là, il pouvait observer l’intérieur de l’atelier, mais aussi sauter d’un bond dans le jardin et aller gambader où sa libre nature avait envie de le mener…

(Voir broderies de la collection "Mrs Crumpet" dans la boutique de l'atelier)

 

2…. " Vous n’avez jamais rencontré de dragon, jusqu’à présent ? " demande Angelika. " Je serais bien étonnée que vous n’en ayez jamais senti un derrière votre dos. Vous n’avez tout simplement pas osé vous retourner ! "

(A. A. Müller in " Veilchen im Winter ", dtv 11309) ... un hymne à l'imaginaire...